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Je ne vais  pas résumer ici le drame qui se joue ni décrire comment une société qui ne défend plus les plus faibles, qui ne respecte pas leur vie sombre dans l’inhumain et poursuit un processus contraire à plus de 10 siècles de civilisation. Je donne simplement ici le texte du courriel envoyé au cabinet d’Arnaud ROBINET le 21 mai pour l’appeler à intervenir auprès de l’hôpital de Reims, comme président du Conseil de surveillance de l’hôpital,  pour demander le transfert de Vincent LAMBERT dans un établissement spécialisé dans son handicap qui accepte de le prendre et de s’en occuper.

Jean-Claude PHILIPOT

 

« Monsieur le Maire,

J’ai l’honneur de vous écrire pour vous demander d’intervenir auprès de l’hôpital de REIMS où M. Vincent LAMBERT est alimenté et hydraté. Je souligne ici que c’est volontairement que parle d’alimentation et d’hydratation ; de nombreux spécialistes, qui se sont prononcés contre la décision du Dr Vincent SANCHEZ, ont bien souligné qu’on ne pouvait qualifier de « soin » ce qui était donné à cet handicapé.

Je vous serais obligé de le faire, en demandant le transfert de M. Vincent LAMBERT dans un établissement spécialisé dans la prise en charge de son handicap (l’hôpital de Reims n’a pas cette compétence).

Je sais que des médecins responsables d’établissements spécialisés, par ailleurs scandalisés par la mise à mort décidée à l’hôpital Sébastopol, sont prêts à le recevoir et à par ailleurs à lui apporter les soins d’éveil au monde ( tactiles, olfactifs, musicaux etc.) capables de le tirer de son état. Pourquoi alors continuer à opposer un refus à leur proposition ? Pourquoi le faire si ce n’est pour faire un peu plus avancer la France dans l’indicible, dans cette barbarie qui méprise la vie et ne la jauge qu’au regard de ce qu’elle apporte à la société.

Il est facile pour certains politiques et journalistes, et il est même pratique, de parler des années les plus sombres de la France et de l’Europe. Cela permet mieux de fermer les yeux , voire de mieux mettre en œuvre, les différentes atteintes à la vie actuellement légalisées ou en préparation.

Avec mes remerciements, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.

Jean-Claude PHILIPOT

Conseiller municipal «