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Chers camarades Rémois,

J’espère tout d’abord que vous avez traversé ces deux mois de pression pandémique sans problème médical.

Après cette longue période de confinement, nécessaire faute pour nos dirigeants d’avoir entretenu et conservé l’énorme stock réalisé en 2005 lors de la menace de pandémie H5N1, faute aussi d’avoir laissé par un dogmatisme criminel nos frontières ouvertes, de n’avoir pas été capable de commander des respirateurs en nombre et surtout d’avoir entravé la mise en œuvre du protocole de soins du Professeur RAOULT pour des motifs probablement inavouables, car assez glauques, l’activité va enfin reprendre, non sans des incohérences nouvelles (ex :limitation de déplacement dans un rayon maximal de 100 km pour tout déplacement hors département, mais frontières nationales ouvertes) ; la vie démocratique locale aussi, avec l’installation, le 28 mai du conseil municipal de REIMS élu le 15 mars dernier.

Le résultat électoral a bien évidemment été plus que décevant avec 5,65 % des voix exprimées quand j’espérais raisonnablement au moins 16 %. Un seul élu quand j’en espérais au moins 4 ou 5.

C’est la conséquence de l’ effet « maire sortant » quasi général en France pour tous les maires qui ont pris de bonnes décisions lors de leur mandature ( chez nous, par exemple, le doublement des agents de la police municipale), mais dont certaines décisions contraires aux intérêts des citoyens ne sont pas apparues aux électeurs ; chez nous, par exemple, citons une facilitation d’accueil donnée aux migrants et des engagements financiers très importants qui vont peser sur 4 mandatures pour des équipements qui se voient (ex Grande salle polyvalente, à charge de REIMS ou Complexe aqualudique à charge du Grand Reims) et qui sont très porteurs électoralement parlant ( le maire doit évidemment à ces investissements une part très importante de son score).

C’est aussi la conséquence d’une abstention énorme (près de 70 % des inscrits, soit 2 électeurs sur 3 directement due à la menace du Covid 19 qui a fait rester plus particulièrement chez eux ceux à qui les médias, moins d’un mois avant les élections, avaient annoncé la victoire facile d’Arnaud Robinet dès le premier tour. Soulignons ici qu’au-delà de la victoire écrasante et incontestable d’Arnaud Robinet, l’importance des abstentions peut nous conduire à souligner la relativité de sa représentativité et à l’appeler à écouter sans morgue les oppositions. Oui, en l’absence d’un plancher dans le code électoral d’un plancher minimum de participation électorale (et de mesures incitatives fortes en faveur de la participation électorale), on peut être légitimement élu, mais non réellement représentatif de la majorité de la population.

Ce résultat est aussi la conséquence d’une campagne commencée tardivement pour diverses raisons, notamment au regard des difficultés itératives rencontrées auprès des banques pour ouvrir ce compte de campagne nécessaire pour faire des dépenses ( je souligne qu’il ne s’agit même pas d’un compte de prêt). Nous n’avons pu ainsi commencer qu’un mois avant les élections….

C’est aussi le résultat du différentiel de moyens financiers entre Arnaud Robinet et nous puisqu’il a pu engager dans sa campagne plus de 40 fois plus que moi en bénéficiant notamment d’un prêt des LR (mouvement riche au regard de son nombre d’élus parlementaires et donc des versements faits proportionnellement par l’Etat) et de nombreux dons. Cette explication n’est cependant pas la plus importante si on regarde le score du candidat LREM et qu’on le rapporte aux moyens financiers mis en œuvre et à une campagne préparée par lui près d’un an avant l’échéance et le début officiel de campagne du 1/9/2019.

C’est enfin, le résultat d’une erreur orthographique sur le nom de la colistière Marie-France TRITANT, avec un «  t » en moins sur la liste transmise à la préfecture, puis correction de l’orthographe par le service des élections sur l’application de saisie nationale sans m’en avertir, puis enfin refus par la Commission de propagande des 200 000 bulletins imprimés ( qui ne me seront pas remboursés par l’Etat). A la suite de cela, les électeurs n’ont reçu que la seule profession de foi de la liste. Certes, de nouveaux bulletins ont été imprimés et étaient présents dans les bureaux de vote, mais la presse et la radio conseillaient de prendre le bulletin reçu et non celui déposé dans les bureaux pour réduire les risques de transmission du Covid 19. Soulignons ici la stupidité de cette consigne, car les manipulations pour la mise sous plis individuelle étaient bien plus importantes que le déconditionnement des paquets de 500 ou 1000 puis la disposition en pile de 200 ou 300 sur la table d’accueil…

Ces explications étant données, merci à tous ceux qui se sont engagés. Pas de liste sans 61 noms (59 possibles élus + 2 en réserve imposés par le Préfet).

Merci aussi à petite dizaine de personnes qui ont accepté de distribuer des tracts et et de coller. Pas de campagne sans militants. Nous avions face à nous un vrai rouleau compresseur, celui du maire sortant, avec un quadrillage de la ville pour prévenir d’un affichage concurrent (un responsable par quartier, selon ce que j’ai pu apprendre), des équipes de collage bien rodées, une foule de militants qui tractaient des dizaines de milliers de tracts par semaine…

Eric Quénard (PS) a quant à lui bénéficié d’un appareil militant encore vigoureux et des personnes installées das les maisons de quartier lorsqu’il était adjoint du précédent maire.

Gérad Chemla (LREM), pour sa part, savait près d’un an avant les élections qu’il allait avoir l’investiture. Il a commencé très tôt sa campagne et a même sorti un livre. Malgré tout cela, une équipe militante dynamique et structurée, ses réunions avec collations et un budget bien plus conséquent que le nôtre il a fait un résultat moins bon ( les électeurs d’Emmanuel Macron aux présidentielles ont voté pour Arnaud Robinet).

Il nous faut maintenant considérer qu’on a perdu une bataille, mais pas la guerre. C’est d’autant plus vrai que, contrairement aux élections municipales, les prochaines échéances de 2021 (départementales et régionales normalement en mars et en décembre 2021) seront plus politiques et se poursuivront par les présidentielles et les législatives plus politiques encore, successivement en mai et juin 2022 . Il convient de se mobiliser pour éviter qu’Emmanuel Macron et son Premier ministre ne réussissent à occulter la longue série de mensonges présidentiels et gouvernementaux ainsi que les différentes responsabilités qui sont les leurs dans la gestion de la pandémie Covid 19 et à transformer leur calamiteuse gestion de la pandémie du Covid 19 en une action victorieuse réussie avec briot.

S’agissant des départementales, la cible sera de trouver un candidat et une candidate et un suppléant et une suppléante sur chacun des 9 cantons de REIMS. Que les volontaires prennent contact avec moi. Ces prochaines élections doivent permettre de réintroduire notre discours national et aborder l’année décisive 2022 dans de bonnes conditions pour que Marine Le Pen arrive enfin au pouvoir.

Il faut par ailleurs renforcer notre équipe et trouver des jeunes pour assurer la relève pour les municipales de 2026.

Je vous tiendrai au courant des affaires décidées en conseil municipal et je vous inviterai à boire le verre de l’amitié et échanger sur tous ces points dès que nous pourrons faire des réunions de plus de 10 personnes.

A noter que la personne intéressée a nié avoir eu autant de présentations adaptées et que j’ai relancé l’affaire avec le cabinet du maire de Reims et cabinet de la présidente du Grand Reims

Voici quelques vidéos du dernier conseil.

Cordialement.

Jean-Claude PHILIPOT

Délégué départemental adjoint

Responsable RN de REIMS