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Le conseil communautaire du Grand Reims s’est réuni le 24 septembre 2020. Comme d’habitude, les votes se sont massivement portés sur les résolutions proposées par la Présidente. Rien d’exceptionnel à cela au regard:
– de la composition majoritairement peu politique des élus (cette communauté urbaine est atypique car presque exclusivement composée de communes rurales);
– du mécanisme de concertation institutionnel en place: 15 vice-présidents choisis aussi bien dans le parti auquel appartient la présidente que dans des maires au bord politique différent, un bureau composé de 60 membres sur les 203 élus, du conseil des maires, de commissions thématiques réunissant 51 membres animées par un ou plusieurs vice-présidents, de conférences de chacun des 9 territoires.

Ainsi, quand le conseil se réunit, tout a été préparé, négocié. Il ne reste pour les élus qu’à avaliser les choix par le vote, et pour les quelques rares conseillers d’opposition ( rares au regard de la faible politisation des élus ou du choix qui a été effectué à certain de participer à l’exécutif comme vice-président ou membres du bureau), de voter pour ( la majorité des délibérations concernent des décisions propres aux communes ou d’un intérêt général admis par tous), contre ou s’abstenir.

Plus encore que dans le conseil municipal de Reims, les seules interventions sont donc celles de ceux qui vont voter contre s’abstenir ou qui interviennent simplement pour émettre des réserves.

S’agissant de ce conseil, je suis intervenu à trois reprises:

1)  contre la résolution CC-2020-124 portant programmation complémentaire au contrat de ville avec l’ attribution d’une subvention de 10 000€ à l’association BROCA pour la réalisation d’une fresque urbaine sur le centre commercial Jean Moulin à Reims et d’une subvention de 1500€ au Centre d’information sur les Droits des femmes et des familles ( CIDFF) pour le projet Ambassadeurs de l’égalité, sensibilisation au sexisme et à la prévention des violences sexistes et sexuelles.
J’ai souligné que 10 000€ pour une Fresque urbaine, c’était cher payé, sauf décider à aider des « artistes »dont on veut absolument promouvoir l’expression, mais que 1500€ pour lutter contre le sexisme et les violences sexuelles, c’était par contre un montant qui aurait pu être plus important…
On remarquera notamment le commentaire curieux de M. Alain WANSCHOOR, vice- président rapporteur et maire de Betheny disant qu’on donne en fonction du besoin exprimé…

2) En réponse à l’intervention d’Eric QUENARD contre l’aide à l’école libre sous contrat

Lors de cette intervention, non préparée et en réponse à Eric QUENARD, j’ai rappelé  le caractère législatif de cette aide et souligné que les écoles privées se sont ouvertes à tous les publics depuis des années. J’ai aussi notamment rappelé  les familles qui mettent leurs enfants dans ces écoles libres participent aussi par leurs impôts au budget de l’Etat ( et d’ailleurs des collectivités) et qu’à ce titre, en l’absence de « chèque scolaire » permettant de choisir l’école pour leurs enfants, il est normal qu’une aide de ce type soit effectuée.

3) Pour la délibération  CC-2020-152 sur la protection de la ressource en eau, avec stratégie foncière en vue de la protection des captages d’adduction d’eau potable communautaires prioritaires et sensibles.

J’ai souligné l’importance de cette délibération mais  attiré l’attention de la Présidente sur l’existence d’une casse sauvage à ciel ouvert à Reims sur la zone du champ de Fléchembeault, rue Ledru Rolin, à côte de l’Unité de Traitement des Eaux Courau.